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Caroline CASADESUS
Une voix de violoncelle, une beauté rousse hynoptique


Dans ses mémoires récemment parues (Profession jazzman, Hachette littératures, ed.), Didier Lockwood raconte comment, lorsqu'il la rencontra, il fut hypnosé par Caroline Casadesus. Dès l'origine l'hypnose !
C'était lors du tournage d'une émission pour Arte. Elle chantait Schumann et Poulenc. L'éblouissement.

"Bien que physiquement très fine, écrit-il, elle avait la couleur chaude d'un violoncelle (...) le studio entier était suspendu au souffle de sa voix (...) cette fille était la foudre même."

La foudre en effet, dont Caroline a à la fois l'énergie et l'éclat. Une énergie de nature, l'énergie des éléments, celle du feu dont elle a la couleur et l'ardeur. L'énergie de l'animal dont elle a l'instinct et l'élégance. Quant à l'éclat, qui inonde son visage de lumière, c'est de l'âme qu'il vient, car comment expliquer le sortilège de sa voix ?

La voix de Caroline Casadesus est de celles qui semble échapper aux lois de la mécanique. On la dirait rebelle à la raison, à la fabrication, à l'ordre. Elle vit par elle-même, affranchie de tout ce qui pourrait menacer sa liberté. Le travail vient par surcroit, parce qu'il le faut, mais on est tenté d'identifier la vraie nature de Caroline à la vie sauvage, la vie des origines. La Femme première. Hypnoses lui offre le champ priviligié où elle peut exprimer cette absolue liberté.

Elle y livre sa totale vérité, puissance et tendresse, force et douceur, présence et distance.

Profonde dans les graves, pure dans l'aigu, sa voix va du plus proche au plus lointain avec une aisance et une grâce extrême.
Elle est comme une courbe qui lierait la chair du réel au mystère du rêve. Elle était faite pour cette musique et cette poésie, et cette poésie et cette musique étaient faites pour elle.

LA FICHE DE SON SITE PERSONNEL :

Née à Paris le 30 octobre 1962, de Jean-Claude Casadesus et de Pénélope Copeland.

Avec un large répertoire lyrique, la soprano se produit régulièrement en récital avec, notamment, Bruno Rigutto au piano dans des œuvres de Brahms, Schumann, Mahler, Poulenc et interprète les grands airs d’opéra de Mozart, Verdi, Puccini...

Avec différentes formations symphoniques, elle chante l’oratorio, les requiem de Verdi, Brahms, Mozart, le Gloria de Poulenc, la petite messe solennelle de Rossini...

Elle tourne en Europe, en Russie, aux Etats-Unis avec les Quatre derniers lieder de Strauss, les Wesendonck lieder de Wagner, les Bachianas Brasileiras de Villa-Lobos, les grands airs du répertoire lyrique, sans oublier les mélodies de Didier Lockwood.

Elle débute une riche collaboration avec le violoniste jazz. Ils se produisent régulièrement en concert ensemble notamment dans le spectacle Omkara (avec le danseur indien Raghunath Manet), en trio aux côtés de Dimitri Naïditch dans un répertoire original allant du classique au jazz en passant par la création originale.

En collaboration avec la danseuse Isabelle Lajus et la comédienne Catherine Chevalier, elle créée Bella Donna, spectacle rassemblant art lyrique, danses, comédie et musique improvisée avec Dimitri Naïditch au piano. Pour le disque, elle interprète Beryl (B.O. du film Les enfants de la pluie chez MK2 Music, musique originale de Didier Lockwood) et 13 mélodies symphoniques du même compositeur, à sortir chez Universal Classique (deuxième semestre 2004).
Commentaire de Paul Mombelli
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