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"Cheveux-de-feu" de Sylvie Wolfs
Le livre "Cheveux-de-Feu"

Cheveux-de-Feu De L’Irlande à l’agonie qu’elle quitte à l’âge de 12 ans ; de l’odieuse New York qu’elle fuit alors qu’elle n’a que 15 ans ; Jewell O’Connor connait la faim, la misère, la violence de sa mère et celle des hommes.
Elle met au monde un petit garçon, Charley, et alors qu’elle suit un convoi de pionnier vers l’Oregon, son chemin croise celui des Sioux. Une violente altercation entre les Indiens et les colons va décider de sa destinée. Blessée, et enlevée par les guerriers sioux avec son bébé, elle est miraculeusement sauvée. Le vieux chef, Loup-qui-Voit-Loin, l’adopte comme sa propre fille.
Parallèlement, la jeunesse de Petit-Serpent (petit fils de Loup-qui-Voit-Loin) se passe entourée de l’amour et de l’attention des siens, auprès de son frère adoptif et meilleur ami Né-dans-les-Larmes. Il est initié par son père Ours-Ombrageux et les hommes de son clan aux rites et enseignements qui feront de lui un chasseur et un guerrier. A peine sorti de l’adolescence, il participe à sa première grande chasse aux bisons. Peu après, suite à une attaque de son village par leurs ennemis héréditaires -les Pawnees- lors de laquelle sa mère est tuée, il prend part à sa première expédition guerrière.
C’est l’amour qui mènera son frère, Né-dans-les-Larmes, au désespoir et à quitter pour toujours sa tribu. Petit-Serpent part à sa recherche. Au terme de ce voyage initiatique, les deux frères deviendront des hommes et acquerront chacun leur nouveau nom.
Quelques années passent…

Mathias Peterson, convoyeur de bétail itinérant, va entrer dans la vie de Jewell O’Connor, nommée par les Sioux Cheveux-de-Feu, et de son fils maintenant âgé de 4 ans. Cet homme solitaire, détestant les Indiens suite à un drame personnel 15 ans plutôt, se retrouvera involontairement confronté à la tribu adoptive de Jewell. Lorsqu’il la rencontre, il en tombe immédiatement amoureux. Mais, ce qu’il ignore, c’est qu’un autre homme aime passionnément la jeune femme qui se retrouve partagée entre deux amours et les deux mondes qu’ils représentent : Crinière-Blanche-dans-le-Vent (autrefois Petit-Serpent) et Mat. C’est à travers ces deux hommes que tout sépare qu’elle va cependant apprendre à aimer.
Au fil des drames et des épreuves, Jewell, guidée par les voix indiennes, et initiée par les sages de son peuple, évolue vers plus de force et de confiance en elle-même. Enfin, elle découvre son identité et se libère du poids de son douloureux passé.
Aux yeux des Indiens, elle devient bien plus encore... Car dotée de pouvoirs surprenants et rares chez une femme.
Elle appartient au clan de ceux qui rêvent du loup… Et l’esprit de la bête ne la quittera plus.


L'AUTEUR


Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?


Je m’appelle Sylvie Wolfs, j’ai 42 ans, je suis la maman de 5 enfants de 6 à 20 ans. Mon mari, Yann, est photographe auteur. Nous vivons dans le nord ouest de la France, à la campagne. Je me consacre aujourd’hui à ma passion : l’écriture.

Comment êtes-vous venue à l'écriture ?


J’ai toujours aimé écrire, mais sans aucune ambition particulière. Lorsque je me suis lancée -assez tardivement- dans l’écriture d’un vrai roman, je ne savais pas si j’en étais capable (le tout n’est pas seulement de vouloir, mais aussi de pouvoir !). A 40 ans, je me suis retrouvée (comme beaucoup de femmes qui se sont consacrées à leur famille) à un « cap » et je me suis dit : « c’est maintenant ou jamais ! ». Mes cinq enfants grandissaient, avaient moins besoin de mon attention constante, et je ressentais la nécessité de faire quelque chose « pour moi », et qui me ressemblait…
J’ai décidé d’écrire un roman et le thème s’est imposé par lui-même. Ensuite, j’ai commencé à présenter mon travail à des éditeurs, parmi les meilleurs (sinon cela n’a pas d’intérêt), donc les plus inaccessibles. Pendant 2 ans, j’ai essuyé refus sur refus (lorsque le manuscrit était lu). Il y a quelques mois, j’ai décidé de faire « la dernière tentative ». J’ai juste envoyé le lien de mon site Internet (http://www.sylvie-wolfs-ateur.com) à une vingtaine de maisons d’édition, et… Miracle ! Denis Lépée (directeur de la collection « romans historiques »), de Timée-Editions, m’a contactée. Mon roman, en l’état (et j’en étais consciente) avait besoin d’être repris pour correspondre à leur collection, surtout au niveau de l’intrigue et de la construction. J’ai accepté de débuter un travail commun avec Denis, très enrichissant. J’ai franchi toutes les étapes et Timée-Editions a décidé de publier le roman avant même qu’il soit terminé. Aujourd’hui encore, je ne réalise pas encore ma chance… C’est un immense bonheur. Un honneur aussi ! Les Indiens disent que « l’homme devient ce qu’il rêve ». Mon cheminement personnel prouve qu’ils disent vrai.

Vos livres parlent des Indiens d'Amérique, quelles sont vos sources de documentation ?


Pour les Sioux, l’Irlande au temps de la Grande Famine, New York, ce sont mes lectures. Le cinéma également, pour les ambiances, avec des films comme « Danse avec les loups », « Little Big Man », « Jeremiah Johnson », « Gangs of New York », etc. Je collectionne aussi beaucoup de peintures, d’images, de photos de Curtis... Ces scènes et ces visages du passé m’inspirent beaucoup. Finalement le cinéma, l’image, la musique, la littérature me nourrissent.
Je ne pense pas que des connaissances historiques très pointues soit nécessaires pour écrire un roman comme le mien. Il faut d’abord aimer une chose pour bien en parler. Il faut ensuite ressentir pour retranscrire avec sensibilité un passé révolu, se mettre à la place des personnages, se projeter dans leur monde, leur époque, leurs sentiments, leur façon de penser, de voir, d’entendre, de parler… C’est le plus important, le plus difficile aussi sans doute, car il faut s’oublier et se donner entièrement. C’est ainsi que les personnages deviennent « de chair ». Se documenter sur des dates, ou des événements, est aujourd’hui accessible à tout le monde grâce à Internet, mais « le ressenti » est primordial et ne s’apprend pas (à mon sens). En cela la maturité est nécessaire. Un bon contenu doit surtout avoir une âme…
Les Indiens disent qu’un homme médecin de valeur doit avoir tout connu et vécu, les bonnes et mauvaises expériences et sentiments, les malheurs, les bonheurs…Qu’ils doivent être avant tout des hommes. Je pense que pour un auteur, c’est la même chose.
Photos
Commentaire de Paul Mombelli
Littérature livre écrivain rousse roux "Cheveux-de-feu" de Sylvie Wolfs