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Stéphanie LAGARDE
Il est des Rousses plus rousses que les autres, c'est le cas de Stéphanie. Je ne veux pas parler de sa teinte de cheveux, mais de sa personnalité.
Stéphanie est spontanée, pétillante, espiègle et gentille, pourtant. Il suffit de lire son autobiographie pour vous convaincre du bien-fondé de mon affirmation !
Mais, d'abord, commençons par le message qu'elle m'a envoyé, après que je lui ai signalé mon site :



Amoureux d'elle ? Sans doute, mais ne l'êtes-vous pas ? Bonjour,
Enfin un site sur la différence. Être rousse, c'est bien, mais ce n'est pas toujours une sinécure !
Quand j'étais petite, je regardais Zora la rousse. Puis, un peu plus tard, Gilda. J'ai tout de suite compris que ces filles-là n'avaient pas la vie facile !
C'est comme ça, les blondes romantiques, les brunes dominatrices et les sulfureuses rousses...
Je prépare une pièce sur la relation Courbet-Johanna Hifferman... Sanguine relation ! Vous en parlez très bien.
Je souhaite longue vie à votre site !
Merci Paul.

Stéphanie Lagarde

Comment ne pas avoir envie de se précipiter pour voir sa prochaine pièce, après cela ? Bien que son théâtre soit un peu loin de la Guadeloupe, je ne raterais ce plaisir pour rien au monde !


Stéphanie friponne ?

Je suis née un lendemain de feu d’artifice.
Le 15 juillet 1969.
L’année Armstrong dans le calendrier NASA.
" Un petit pas pour l’homme, une grande contraction pour ma mère ".
Il paraît qu’on voit Limoges depuis la Lune.
Mon père clerc de notaire, ma mère au foyer, tout me prédisposait à une carrière de saltimbanque.
Je fais ma première fugue à l’âge de 4 ans avec le fils de la voisine, que j’épouse quelques jours plus tard, entre deux bulldozers de la ZUP, comme autel, et des bêtes à bon Dieu comme témoins, asphyxiées dans ma boîte à craies.
En CM1, mon instituteur confond dyslexie et Q.I. de calamar et me fait passer plus d’une année à emboîter des cubes dans un "CMPP".
Découvrant qu’il n’y avait plus d’avenir dans l’empilage des cubes, je m’inscris au conservatoire, en danse, solfège et harpe celtique et emprunte les peintures de ma grand-mère.

1984, Paris pour le Conservatoire de Danse.
Devant le jury, catastrophé par mon niveau de danse, je réponds que ça tombe bien, je viens pour apprendre.
Je rentre sur ce bluff. Suit la vie partagée entre le lycée La Fontaine, le foyer, les cours de danse, la compétition... La greffe ne prend pas, je fugue pour la Rochelle et la classe de danse pro de Colette Milner. Dans les spectacles dansés, j’interprète surtout des rôles. Me serai-je trompée, la Comédie, alors ?

1986, retour à Paris contre l’avis familial, monoplex au 27ème sans ascenseur, concert de moisissures et chorégraphie de cafards. Tous les soirs c’est « Fame » dans ma chambrette.
La bohème, ça voulait dire on est heureux ( ça je l’ai recopié dans la bio d’Aznavour).
Cours d’art dramatique, au conservatoire, payés par le conservatoire (merci encore).
Premières rencontres déterminantes avec, notamment, Sotigui Kouyaté (de chez Peter Brook) qui m’apprivoise.

Premières panouilles et jobs à mi-temps passionnants, comme cette étude de socio-nécrophilie dans une compagnie d’assurances, service " garantie obsèques ".
Je déteste appeler les petits vieux et leur parler de leurs cercueils. Je crois que j’entends encore le bruit des corps des coccinelles transformées en maracas dans ma boite à craies.

Quel regard ! En 1991, je vais à la piscine et je me retrouve au Japon.
C’est pas que les bassins soient si profonds, c’est que sur le chemin, un hasard d’audition me fait danser (en maillot de bain) devant des japonais qui m’engagent illico et m’envoient deux jours plus tard à Osaka, dans un cabaret nippon.
Le choc Japon pour sept mois.

Retour Paris.
Ensuite ça tourne, Télévision, Cinéma, au début, à la vitesse d’un derviche neurasthénique... Pas de quoi désaxer la planète. Et puis finalement tout s’enchaîne...
Sur grand écran : Jean-Luc Godard, Samir Aldin, Hiner Saleem, Eric Assous, Pierre Yaméogo, Jean-Jacques Annaud...; sur le petit : Edouard Molinaro, Caroline Huppert, Elisabeth Rappeneau, Jacques Fansten, Sarah Levy, Jérome Foulon, Philippe Venault, Christiane Lehérissey... ; sur scène : Gilles Dyrek (Café de la Gare), François Rollin (Théâtre du Splendid), Pierre Mondy...

Le derviche s’est réveillé !
Photos
Commentaire de Paul Mombelli
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