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Toutes les rousses ne sont pas des sorcières
Roman de Valérie Bonnier

J'écris pour vous !... Pour votre plaisir. Du moins je l'espère. Je vous imagine en train de rire, vibrer d'émotion, et pénétré d'un délicieux frisson sensuel en lisant cette histoire. Mes personnages alors pourraient entrer dans votre salon. Vous leur lanceriez d'un ton désinvolte "Hello ! Que vous arrive-t-il ensuite ? Dites. Vite. Je trépigne d'impatience !" Peut-être même me serais-je faufilée parmi eux... ! Et voilà, je vous ai entraîné d'une main vive et complice au cœur d'une aventure passionnelle où règne Clarisse, jeune libertine impertinente, ambitieuse, mais si sensible au fond. Une héroïne qui a volé quelques traits de mon caractère, je l'avoue ! Dissimulée derrière son humour, elle se dévoile en s'habillant de robes insolentes. Elle a choisi un jour d'être libre, d'échapper à son enfance émaillée de troublants secrets. De se débarrasser symboliquement de ses tâches de rousseurs. Normal, elle est rousse ! Oui, comme moi ! Donc, différente aux yeux d'autrui. Mais elle ressemble à s'y méprendre à toutes les femmes d'aujourd'hui qui rêvent d'empoigner leur destin... et de conquérir l'homme idéal. Cet homme, se laissera-t-il manipuler ? Clarisse parviendra-t-elle à l'aimer ? Le piège de l'amour, quel délice ! La célébrité, quelle exaltation ! Mais peut-on obtenir les deux ? Je me le demande encore. Et vous ?

"Rousse, sensuelle, Clarisse affiche un humour ravageur et un goût inné pour la mode. Un matin, elle décide de prendre son destin en main, réussir sa vie, devenir une styliste célèbre.
Mais le destin ne se laisse pas si facilement manipuler. Surtout quand l'homme séduisant Elle ou lui ?… À coups de caresses, de quiproquos, de surprises, l'avenir de la jeune femme va se nouer au fil d'une aventure passionnelle et professionnelle. Sorcière au cœur tendre, quel secret cache-t-elle en trottinant sur le pavé parisien, insolemment moulée dans des robes aux couleurs incandescentes. Clarisse parviendra-t-elle à dénuder son âme en habillant son corps ? Osera-t-elle aimer celui qui l'aime, et renoncer alors à la célébrité ?

"Toutes les rousses ne sont pas des sorcières " est l'histoire d'une jeune femme d'aujourd'hui, libre, drôle, ambitieuse, qui cherche son destin sur les podiums des défilés de mode, et dans les bras d'un homme que toutes les femmes aimeraient rencontrer…"

Heureusement, les Rousses sont toutes des sorcières ! - par Paul MOMBELLI

Contrairement à ce que laisse présager le titre, l’héroïne, Clarisse, est décrite comme une « sorcière au cœur tendre » et ne semble pas vouloir se fondre dans la masse des autres femmes. Je ne retiendrai donc que le titre dans ce qu’il a de provocateur.

Je peux très bien comprendre qu’un Roux ou qu’une Rousse, qui ont subi un rejet en raison de leur rousseur étant enfants, puisse désirer se noyer dans la masse des blonds et des châtains, quand il a la possibilité de le faire. Mais, le zélateur de Rousses, qui est en moi, le vieil obsédé qui a fantasmé toute sa vie durant sur les charmes et sur les mystères, liés à la rousseur d’une femme, ne pourra jamais être du même avis. Et heureusement, ma position privilégiée aux commandes du site roussesland.com, devenu un classique, me permet de converser avec de nombreuses Rousses qui ont la même vision de leurs particularités que moi.
Oui, une Rousse qui n’est pas une sorcière ne m’intéresse pas !

Quand je dis « une sorcière », il faut me comprendre. Je veux évoquer toutes les rumeurs que l’on a fait courir sur les Rousses depuis le lointain Moyen-âge et bien au-delà et qui ont servi à justifier les persécutions qu’on leur a imposées. Persécutions allant de la simple mise à l’écart au bûcher des sorcières.
J’oserai dire qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Loin de chercher à les rejeter sous couvert de la raison, je crois que ces demoiselles et dames doivent accepter ces rumeurs comme des évidences, voire comme des compliments.


qui peut la faire grimper au sommet de la gloire lui résiste. Commence alors entre eux un cocasse et délicieux combat entre amour et ambition. Lequel des deux va gagner ? Or, s’il est de ces rumeurs qui sont plutôt valorisantes et qu’elles n’ont pas de mal à admettre, il en est d’autres qui sont plus douteuses, du moins dans leur présentation initiale. Tout est affaire de présentation. Si je dis à une Rousse qu’elle sent mauvais, elle ne peut que se rebeller contre mon affirmation, à juste titre d’ailleurs à notre époque où l’hygiène s’est imposée, avec son complément de déodorants. Par contre, si je lui dis que son parfum intime de femme est particulier, plus prononcé que chez une blonde et plus suave et plus attirant que chez une brune, nous pourrons parvenir à un accord.
Par personne interposée plusieurs amants de Rousses m’ont affirmé que le parfum intime de leurs belles amies avait un effet aphrodisiaque prononcé.
Voilà la confidence d’une correspondante rousse qui résume un peu l’état d’esprit de l’ensemble de mes correspondantes :
« Mon ami m’a souvent dit qu’il trouvait mon odeur enivrante, très excitante. Ça m’a décomplexée car j’avais peur, un peu inconsciemment, de ne pas sentir bon (plus jeune on m’avait dit "les rousses puent de la ch…") »

Il faut savoir que le gène roux est celui qui est apparu le plus récemment sur terre (environ 50.000 ans ce qui est très peu par rapport au long cheminement de l’évolution de l’Homme). Ce gène roux est donc le fruit d’une évolution ultime ( ?) de l’être humain. Ce serait dérisoire que ceux qui le possèdent soient de banals individus, sans particularités singulières ! Il n’est, heureusement, plus question aujourd’hui de brûler une femme dont ses particularités ont été mises en évidence par son voisinage, qui l’a forcée à vivre isolée par ses médisances. Les « braves gens » suspicieux, ayant vite oublié pourquoi cette personne vit seule, ont tôt fait de prêter des intentions coupables à cette solitude. Comme disait Brassens :

Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux…

La Sainte Inquisition, menée par des moines Bénédictins, d’autant plus dangereux qu’ils


étaient les plus intelligents, sans illusion sur le côté infernal de ces malheureuses, s’en servaient pour réchauffer, au sens littéral et cynique du terme, la foi des bonnes gens que la complexité de la religion chrétienne laissaient dubitatifs.
On n’a jamais brûlé de sorcières chez les Musulmans qui disposent d’une religion très simple et d’un livre poétique à apprendre par cœur !

Et si l’apparition du gène roux n’était pas due à la probable disparition prochaine des blonds et blondes authentiques, qui ne seraient plus que cinq millions dans le monde à l’heure actuelle ? On peut voir des roux naître dans une famille composée exclusivement de bruns, ce qui explique qu’il existe une proportion non négligeable de roux en Afrique du Nord, parmi les Maghrébins. On peut en trouver une occurrence très importante dans les massifs de l'Aurès ( Algérie orientale) et du Rif (Maroc septentrional). Des régions où l’on voit que fort peu de blonds !
Les blondes, desservies par la misogynie des Québécois, qui ont toujours confondu les deux termes « femmes » et « blondes », sont aussi dévaluées par la tendance qu’ont toujours eu les femmes à se blondir les cheveux. Soyons objectif, regardons sur nos écrans, petits ou grands, les vraies blondes y sont sans doute plus rares que les vraies rousses !
Celles-là seront bientôt victimes de la mode qui les met en évidence en ce moment et qui fait proliférer les fausses rousses.
Le plus triste étant que les responsables des castings, de nos spectacles, choisissent une actrice sans tenir compte de la couleur de sa chevelure. Une bonne teinture fera l’affaire !
Les films qui mettent le plus en évidence la rousseur, qui ont été tournés récemment, ont fait appel à des comédiennes qui ne sont pas rousses : Le Parfum, Hell… La liste serait longue. Quand le réalisateur ne s’assoie pas carrément sur le scénario, comme dans Da Vinci Code, et ne choisi pas une brune pour jouer le rôle d’une rousse génétique (la descendante de Marie-Madeleine.)
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Commentaire de Paul Mombelli
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