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Valérie ANDRÉ
Réflexion sur la question rousse

J'ai déjà parlé, dans les nouvelles de la page d'accueil, du livre de Valérie ANDRE, d'autant plus que l'éditeur avait eu la bonne idée de m'en envoyer un exemplaire.
Ce livre est une somme des analyses que l'on peut faire sur les rapports de la littérature avec les Roux, à ce titre, il doit être dans toutes les bibliothèques des Rousses et des Roux et de ceux qui s'intéressent à eux.
Toutefois, j'y fait le reproche d'essayer de banaliser la rousseur, dans un but philantropique incontestable, mais en niant tout le mystère qui s'attache aux Roux.
Comment pouvoir fantasmer sur les Rousses après la lecture de ce livre ?


L'AUTEUR :
Valérie André, née en 1969, est chercheur au FNRS. Elle enseigne l’histoire de la littérature et des idées à l’Université Libre de Bruxelles, où elle demeure. Elle a publié plusieurs ouvrages sur les philosophes des Lumières et le roman du XVIIIe siècle.

LE LIVRE :
Les roux puent, surtout par mauvais temps. Les rousses, c’est sûr, ont le diable au corps. Et Poil de carotte était intenable.
Autant de clichés qui ont la vie dure, depuis des siècles : les Égyptiens, qui savaient ce qu’ils faisaient, ne sacrifiaient-ils pas les roux à leurs dieux ? Le traître Judas n’était-il pas rouquin ? De fait, la prévention qui touche la rousseur est ancestrale, et continue de bien se porter. Pourquoi, comment ?

Valérie André, avec science et pugnacité, s’attaque à l’idée reçue que les roux ne sont pas comme nous, comme vous. Elle la débusque dans les lieux les plus insolites, au détour d’un traité de médecine, d’une expression proverbiale, d’une peinture liturgique, un portrait de Marie-Madeleine par exemple ; et surtout au cœur de la littérature parfois la mieux intentionnée, mais si lourde de préjugés. À quoi expose une pilosité sulfureuse et aléatoirement répartie ? Les tenants et aboutissants de la condition, mieux, de l’identité rousse, appelaient des réflexions de fond en même temps que des études de cas. C’est à quoi, dans un travail pionnier, s’attache avec fougue et talent Valérie André, qui n’a pas la plume dans sa poche. Les roux apprécieront, les autres jugeront et, peut-être, se repentiront.
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Commentaire de Paul Mombelli
Littérature livre écrivain rousse roux Valérie ANDRÉ