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Sylve
Sylve se plaint de la mauvaise qualité technique de ses photographies. Elles permettent pourtant d'apprécier cette jolie fille et sa belle toison rousse. Je vous conseille ses confidences, qui ne sont pas banales, comme son visage !!
Sylve, quel joli nom !, m'a envoyé des photographies que vous trouverez dans le chapitre correspondant. Elle avait déclarée la photographie principale moche. Je lui fis observer que, si la qualité technique n'était pas parfaite, la jeune femme photographiée est belle.
Par ailleurs, je lui avais un peu reproché le titre de son message : "Et encore une rousse de plus !", dans lequel je sentais une sorte de dérision, qui ne correspond pas à l'état d'esprit qui préside à cette collection de confidences de Rousses. J'ai pour ces demoiselles et pour ces dames un infini respect et si je constitue une sorte d'herbier de ces jolies fleurs, je ne les empile pas comme des sacs dans un hangar.!


Ses confidences

Il est certain que la photographie n'est techniquement pas parfaite, mais il ne faut pas demander à mes proches cela, ils prennent des photos sans faire attention. Cependant, je vous remercie de ce doux compliment. Je suis peut-être moins rousse aujourd'hui que lorsque j'étais enfant. Peut-être deviendrais-je blonde ! Pour le titre, je m'en excuse. Il est plaisant de voir qu'il existe des personnes telles que vous. Mais pour moi, le roux n'est qu'une couleur de cheveux. Particulière, un peu plus rare, certes, mais une simple couleur. Si je dis cela, c'est justement que j'ai toujours vécu ma rousseur... Je ne l'ai pas vécu. Je suis rousse, comme ma voisine est blonde, comme je mesure 1m70. Je n'ai jamais eu de problèmes de ce côté-là. Ou du moins, je vivais mal ma couleur de cheveux car on me répétait " Ohhhh, on dirait une princesse avec ses Anglaises rousses ! ". Les adultes disaient vouloir mes cheveux, les enfants eux, me demandaient si j'avais rouillé. Mais jamais de réelles moqueries, surtout une incompréhension enfantine. On m'appelait la Fée Soleil ! Une petite fille émerveillée par mes cheveux aux reflets intenses, m'avait appelé ainsi, et ce surnom est resté toute mon enfance. Mais moi, ça me complexait, quand même, de ne pas être comme les autres. J'étais un peu ronde, j'avais des yeux étranges, et par-dessus tout, des cheveux de feu.

Vous remarquerez les contradictions qui émaillent la première partie des propos de Sylve. Elle cherche à banaliser sa rousseur, mais laisse transparaître qu'il n'en est rien et que sa couleur de cheveux a bien marqué son enfance
Allons, jolie Sylve, crois-tu qu'une blonde ou une brune pourrait relier, à sa couleur de cheveux, autant d'événements, bons et mauvais, de son enfance ?


J'ai perdu récemment mes complexes. Il y a un an, environ. Je suis toujours rousse, j'ai toujours des yeux étranges, et je suis toujours ronde. Mais j'avoue que ce qui m'a fait aimer ma rousseur, c'est de rencontrer ma première rousse. Hé oui, je n'en avais jamais vue ! Et aussi, bien futile, voir Nicole Kidman dans Moulin Rouge, divine, avec ses cheveux roux.
Mais entre aimer sa rousseur et en être complexée, il y a une différence. C'est suite à un changement de style, ou plutôt, à une soudaine confiance en moi, qui a entraîné une foule d'amis, qui a fait que, comme j'étais entourée et aimée, j'ai cessé de complexer. Et en perdant mes complexes, j'ai acquis une réelle confiance en moi.
Depuis, foule de personnes dans mon lycée me demandent si c'est mes vrais cheveux. Question stupide, on voit bien qu'ils sont vrais. Mon meilleur ami me compare à un écureuil. Un autre, moins flatteur, trouve que j'ai la couleur d'une citrouille. Mais, dans tous les cas, on aime mes cheveux.

Actuellement, je ressens ma rousseur comme une différence. Je suis quelqu'un de foncièrement original, et cela y rajoute quelque chose. Alors, avec mes cheveux roux, ma dreadlocks verte en laine et mes barrettes et rubans de petite fille, je suis fière de mes cheveux. En réalité, j'en suis fière, mais surtout vis-à-vis du regard des autres. Moi, je suis rousse, et je suis née comme ça. Je ne me sens pas différente à cause de ça. Mais j'en profite tout de même, ayant des boucles soyeuses qui m'arrivent jusqu'à la taille. Et c'est là qu'intervient mon caractère. Je suis une séductrice. Ayant été complexée, je me rends aujourd'hui compte que l'on me trouve belle. Bien sûr, moi je ne trouve pas. Mais l'entendre dire par des personnes nombreuses et différentes, m'a rendu extrêmement séductrice. J'aime les hommes, les femmes, et je ne m'en cache pas. Pourtant, mon caractère est assez paradoxal. Je suis sûre de moi, calme, avec toujours un sourire sur les lèvres. Un peu égoïste, peut être ; enfantine, c'est certain ; gourmande ; avec un sens développé de la justice. Mais j'aime faire du bruit. Je ne m'énerve jamais. Mais un jour ou l'autre, la goutte fait déborder le vase et alors, on comprend sa douleur. Toujours douce et caressante, je deviens alors une furie. Méchante, je fais extrêmement mal aux gens par les mots. Pour, une fois la tempête passée, redevenir la Bonne Fée de mes amis.

En fait, je viens de m'en rendre compte. Je suis excessive. Excessivement calme ou excessivement hystérique. Excessivement enfantine ou excessivement adulte, gourmande et anorexique, égoïste et trop généreuse, joyeuse ou triste. Mais par-dessus tout, je suis une rêveuse qui aime s'enfuir dans un autre monde, le monde des fées.
Mis à part cela, je suis quelqu'un d'original, qui cherche toujours à être différente des autres. Je refuse de porter le même vêtement que quelqu'un d'autre, par exemple. J'aime passionnément faire la fête, et je ne suis pas très sérieuse. Ma sexualité est épanouie. Je n'ai pas attendu l'accord de ma mère pour goûter aux plaisirs de la chair, et j'aime cela par-dessus tout. Un peu dominatrice, peut être, comme le veut la rumeur qui court sur les rousses, je suis féline, adorant mordre et griffer. Je suis quelqu'un de très charnel. Il me faut en permanence un contact humain.

Au niveau de l'odeur de peau, je n'ai jamais rien senti, tout comme mes proches. Peut-être une légère odeur épicée, il me semble, en me sentant. Pas d'odeur de souffre, comme on le dit. Non, seulement un peu épicée. Quant à ce que vous appeliez parfums de femmes, je n'ai là non plus pas d'odeur particulière. Chose qui m'a gênée, on m'a seulement fait remarquer que j'avais un goût divin. Je n'ai rien à cacher. Alors quelle que sera votre question, j'y répondrais.

Bonne soirée à vous ;

Voilà une invitation, ma grande Sylve, qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. J'ai d'autres questions très indiscrètes à te poser, mais il n'est pas sûr que tes réponses seront exposées dans cette rubrique. Elles serviront seulement dans l'étude statistique, anonyme, à laquelle je me livre sur les Rousses.
Ma conclusion, à la suite de ce texte, c'est que, bien que tu t'en défendes parfois, tu es Rousses jusqu'au bout des ongles, Rousses physiquement, par ton caractère et par ton comportement. Affirmer cela n'est pas te banaliser, loin de là. Ce n'est pas, non plus te classer dans une catégorie de jeunes femmes standardisée : on lui colle une étiquette, marquée "Rousse" et on la met dans un placard... Non ! Dans cette famille des Rousses, qui ont incontestablement des points communs, les variations sont infinies. Vous êtes toutes différentes, mes Dames que j'adore, mais, pourtant, toutes un peu semblables !
Les connaisseurs auront noté, avec moi : "On m'a seulement fait remarquer que j'avais un goût divin..."
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Commentaire de Paul Mombelli
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